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XTRA CHAMBRE DE COMMERCE MTL ET ADM
Portraits de PME
Des entreprises
membres de la Chambre qui ont
fait le saut!
robert baril directeur général

TM4 : propulser
la Chine avec une technologie québécoise

Pour TM4, une entreprise reconnue dans le développement et la fabrication de moteurs électriques, la Chine représente un marché stratégique.

« L’électrification des transports occupe une place importante dans le plan quinquennal du pays. D’ici deux à trois ans, nous estimons à 50 000 le nombre d’autobus électriques vendus par année en Chine alors que le nombre total d’autobus, tous types confondus, vendus au Québec en une année se situe plutôt autour de 500 », déclare Robert Baril, directeur général de TM4.

Après avoir entamé ses démarches en 2010, TM4 établit un premier contact avec Prestolite Electric (Beijing) Limited, un leader en fourniture de ‎machines électriques pour l’industrie des véhicules lourds en Chine, lors d’une mission commerciale en 2011. Un an plus tard, les deux entreprises s’associent pour établir Prestolite Electric Propulsion Systems (PEPS), une coentreprise de fabrication de systèmes de motorisation électrique pour autobus, camions, machinerie lourde et transport sur l’eau.

« La Chine est une vitrine commerciale et technologique exceptionnelle. En s’implantant en Chine, TM4 démontre qu’elle devient un acteur à prendre au sérieux et capable de réussir partout. »

Robert Baril

Profitant de la présence de Prestolite sur le terrain, cette coentreprise a permis à TM4 d’intégrer rapidement la chaîne d’approvisionnement chinoise. « Nous avons eu la chance de compter sur un partenaire qui avait déjà l’habitude de travailler avec des Occidentaux, ce qui a facilité les démarches. Cependant, nous avons quand même eu à surmonter certains défis, notamment en matière de formation de la main-d’œuvre », ajoute M. Baril. Un important travail de sélection et de formation sur place a donc été nécessaire. Œuvrant dans la haute technologie, TM4 s’est également dotée d’une stratégie pour protéger sa propriété intellectuelle. Ainsi, même lorsque le produit est destiné au marché chinois, l’entreprise a choisi de conserver certaines activités jugées stratégiques au Québec, afin d’en maintenir le contrôle.

Même si une présence en Chine représente un défi constant, les retombées le justifient. « La Chine est une vitrine commerciale et technologique exceptionnelle. En s’implantant en Chine, TM4 démontre qu’elle devient un acteur à prendre au sérieux et capable de réussir partout », conclut Robert Baril.

Clyde Sharpe Directeur général

Elasto Proxy :
d’importateur à
exportateur

En 2001, Elasto Proxy, une entreprise familiale du secteur du caoutchouc et des matières plastiques, a amorcé ses relations commerciales avec la Chine. Le pays représentait alors une source de matières premières à coût raisonnable et l’entreprise a commencé à s’y approvisionner pour son usine de Boisbriand.

« C’est maintenant plus à titre de client que de fournisseur que ce pays nous intéresse. »

Clyde Sharpe

Mais aujourd’hui, l’intérêt d’Elasto Proxy pour la Chine a beaucoup changé selon Clyde Sharpe, son directeur général. « C’est maintenant plus à titre de client que de fournisseur que ce pays nous intéresse », précise-t-il. Alors que l’entreprise importe de moins en moins de produits de Chine, elle y en exporte plusieurs depuis 2010.

Exporter des pièces de caoutchouc et de plastique en Asie à partir du Québec peut paraître étonnant. Mais alors que les entreprises chinoises actives dans le domaine se spécialisent dans la production de masse, Elasto Proxy se distingue en fournissant des composantes de caoutchouc et de plastique de haute qualité et à faible volume. « Depuis son adhésion à l’OMC, la Chine s’est beaucoup transformée et le marché intérieur a explosé. Nous observons une demande pour des produits de qualité et sur mesure qui ne cesse d’augmenter, créant un marché de niche qui permet à notre entreprise d’intégrer les chaînes d’approvisionnement chinoises », explique M. Sharpe.

« Il a fallu faire beaucoup de recherche et accéder à des bases de données spécialisées pour préparer notre plan. »

Clyde Sharpe

Cependant, même si l’entreprise importait déjà de la matière première de Chine, vendre sur le marché chinois a nécessité plusieurs démarches. « Il a fallu faire beaucoup de recherche et accéder à des bases de données spécialisées pour préparer notre plan. Une fois prêts, nous avons participé à une mission commerciale, recruté un agent sur place et participé à plusieurs événements », ajoute M. Sharpe. Mais les efforts en valent la peine. La Chine occupe maintenant une place importante dans les plans d’avenir de l’entreprise. Elle souhaite y ouvrir prochainement un entrepôt et y tenir un stock de marchandises afin d’accélérer le service auprès de ses clients. Une fois cette étape franchie, Elasto Proxy compte même utiliser sa présence en Chine comme tremplin vers d’autres pays d’Asie.

CCMM-05-03-img01 : Image fournie par TM4

CCMM-05-03-img02 : Image fournie par TM4

CCMM-05-03-img03 : Image fournie par TM4

CCMM-05-05-img01 : Image fournie par Elastro Proxy

CCMM-05-05-img02 : Image fournie par Elastro Proxy

CCMM-05-05-img03 : Image fournie par Elastro Proxy

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